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N° 73 Éviter de passer par Paris pour voyager est pourtant on ne peut plus écologique.
___Notre-Dame-des-Landes, défaite de la démocratie et négation de l’État de droit ?

mercredi 17 janvier 2018.
Article mis en ligne à 13 heures, une heure avant l’annonce officielle de l’abandon du projet.

Plus que quelques jours (quelques heures ?) à attendre pour connaître la décision définitive ( ?) que va prendre le gouvernement d’Édouard PHILIPPE à propos du projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-Des-Landes.

Nous avons à plusieurs reprises attiré l’attention de nos lecteurs sur l’importance d’un choix, qui dépasse largement les enjeux économiques et écologiques de la réalisation, ou de la non réalisation d’un projet. Pour éclairer le débat, nous avons remis en ligne le 12 décembre 2017 les articles (N° 59) et (N° 57) datant de septembre 2013.

Avant que la prise de décision du gouvernement soit connue, nous avons rédigé ce nouvel article, dans lequel nous nous efforçons de regrouper les données du problème que le gouvernement doit résoudre.

Depuis le mercredi 13 décembre, depuis que les rapporteurs, chargés d’étudier le dossier, ont remis la synthèse de leurs analyses au Premier ministre, les supputations vont bon train.

Pour lire cet article cliquer ICI

Les opposants à Notre-Dame-des-Landes se réjouissent que les médiateurs, dans le document qu’ils ont rédigé, ne tranchent pas en faveur de la construction du nouvel aéroport. Ils voient, ou plutôt ils veulent voir, dans ce document un soutien implicite à leur cause et une validation de leurs longues études et analyses critiques.

Mais en étudiant une proposition alternative, soit le transfert à NNDL de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique à Bouguenais soit son réaménagement et son agrandissement, les rapporteurs ont changé les bases de la controverse. Les données du problème à résoudre ont changé.

Dans les conclusions des rapporteurs, n’apparaît plus nul doute sur la nécessité de prévoir un aéroport adapté, à l’inéluctable croissance du nombre de voyageurs, et au bon développement économique et démographique du Grand Ouest. Les partisans du nouvel aéroport peuvent donc également se réjouir.

Ce dernier point est essentiel et rassurant. Après avoir longuement évalué et comparé les conséquences de chacune des deux options, les médiateurs concluent qu’elles sont «  toutes les deux raisonnablement envisageables ».

Ce qui signifie, si les mots ont encore un sens, qu’aucun des responsables politique et économique qui a soutenu le projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes, depuis un demi-siècle, ne peut être accusé d’avoir apporté sa caution à une entreprise déraisonnable.

Données 2013

Permettre à tous les passagers qui visitent l’Ouest de la France, ou qui y vivent, d’éviter Paris pour voyager, est on ne peut plus écologique.

À force d’entendre et de lire l’argumentaire des opposants à Notre-Dame-des-Landes, complaisamment relayé par des médias mal informés ou partisans, on était enclin à penser que la Bretagne, les Pays de Loire, les chambres consulaires et les métropoles de ces régions avaient placé à leur tête, sans interruption, des élus incompétents, incapables de prendre conscience de l’ « évidente » absurdité du projet que de troubles lobbies les pressaient de cofinancer.

C’est donc un grand soulagement de pouvoir lire dans un rapport officiel que dans les territoires concernés par l’éventuel construction d’un aéroport à NDDL, la démocratie représentative n’a pas placé à la tête des collectivités territoriales, pendant des dizaines d’années, des représentants élus du peuple dénués de raison.

Des représentants du peuple, élus et réélus, pour certains, pendant des dizaines et des dizaines d’années

Depuis la publication du rapport des médiateurs, aucun des plus anciens et des plus fervents partisans de l’option NDDL, ni aucun des opposants, n’a modifié son point de vue.

Contrairement à ce que sont efforcé de faire accroire leurs opposants, le choix qu’ont fait les partisans de NDDL a été longuement (peut être trop longuement) et mûrement réfléchi. Il n’est donc pas étonnant que le rapport n’ait pas entamé leur détermination, puisqu’il ne leur apporte rien, qu’ils n’aient déjà étudié et évalué.

De même pour les opposants, leurs motivations étant essentiellement politiciennes et surtout idéologiques, nul motif de changement d’avis. Car les opposants défendent pour la plupart d’entre eux (et d’entre elles) un modèle économique totalement opposé à celui qu’ont utilisé les rédacteurs du rapport. Demander aux zadistes de NDDL, et à leurs supporteurs, de choisir entre deux possibilités d’accroissement d’accueil de passagers aériens, est aussi illusoire que de demander à des végétariens de trancher entre la construction d’une nouvelle boucherie ou la rénovation d’une ancienne.

Dernier point important, peut être le plus important pour le gouvernement, le rapport préconise l’évacuation des zadistes, quelle que soit l’option retenue, nouvel aéroport ou élargissement de l’ancien aéroport.

Pour la plupart des commentateurs, l’affaire est dès lors politiquement entendue.

Depuis la mort de Rémi FRAISSE, depuis ce que l’on appelle communément le drame de Sivens, les forces de maintien l’ordre sont contraintes d’effectuer leur mission dans des conditions qui rendent leur travail de plus en plus difficile, voire impossible.

En raison de l’extrême détermination des zadistes, dont certains, longuement entrainés, recourent sans états d’âmes aux moyens les plus violents et les plus criminels, tels que les cocktails Molotov, il est impossible d’envisager que la Zad de NNDL puisse être évacuée sans heurts et sans frictions, surtout si c’est pour y construire un aéroport honni.

Pour que l’évacuation de la Zad, recommandée par le rapport et plébiscitée par l’opinion, fasse le moins de casse possible elle ne peut avoir lieu qu’après l’annonce de l’abandon du projet de NNDL, pas avant la fin mars, après la trêve d’hiver. Car, pari est fait que ce n’est que dans ce cas de figure, avec un plus faible soutien aux zadistes, que l’évacuation deviendrait « raisonnablement » envisageable.

En affichant une feinte sérénité et une non moins feinte impartialité, depuis le 13 décembre, les services de communication du gouvernement s’efforcent de convaincre l’opinion publique, petit à petit, que l’abandon du projet de Notre-Dame-Des-Landes est la seule solution vraiment « raisonnable », et pour ne pas être accusé de répondre lâchement aux exigences des occupants de la Zad, le ministère de l’intérieur et les principaux responsables des forces de l’ordre tiennent à afficher une détermination massive et sans faille, en annonçant une mobilisation de plus 2 500 militaires et gendarmes face aux deux à trois cents zadistes recensés.

Ces deux « messages », qui pourraient passer pour contradictoires, suscitent de nombreux commentaires admiratifs, saluant l’habileté politicienne du premier gouvernement vraiment résolu à sortir du piège de NDDL.

Mais ceux qui pensaient que l’abandon de la construction du nouvel aéroport ôterait aux zadistes les raisons de leur occupation ont d’ores et déjà été instruits de la naïveté de leur vue des choses.

Considérant que l’abandon de NDDL est acquis, que cette bataille est gagnée, arguant que suite à l’abandon de NDDL, il n’y a plus d’urgence à évacuer la Zad, convaincus d’être l’avant garde éclairée du combat écologique, prônant désormais l’apaisement et la modération, les zadistes mettent dès à présent en avant une nouvelle face de leur combat.

Comme Cincinnatus, la victoire acquise, les zadistes prétendent n’aspirer à rien tant qu’un bucolique retour à la terre. Se profile alors la troisième partie d’un plan, qui semble trouver un certain écho. En présentant NDDL comme un nouveau Larzac, pourquoi ne pas lui adapter la solution de sortie de crise trouvée pour le Larzac ?

Ceux qui veulent faire passer NDDL pour un nouveau Larzac n’ont probablement pas vécu personnellement cette belle histoire, car sinon il mesureraient aisément les différences évidentes qu’il y a entre les deux conflits.

Différence de taille, l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes concerne 1 600 hectares, tandis que le camp du Larzac concernait 13 700 hectares. Différence d’objets, l’aéroport est une réponse apportée à une nécessité d’infrastructure civile aujourd’hui incontestée, tandis que le camp militaire répondait à une demande capricieuse et mal documentée de l’armée. Différence de nature, sur les conseils judicieux et efficaces de LANZA DEL VASTO, la lutte contre l’extension du camp, s’est déroulée de façon non-violente, tandis qu’à NDDL, comme à Sivens, les zadistes ont déjà usé de cocktails Molotov contre les gendarmes et ne cachent pas leur volonté dans découdre violemment avec les forces de l’ordre.

Enfin et surtout différence judiciaire et politique.

Le mercredi 27 mai 1981, au cours du premier conseil des ministres du premier gouvernement Pierre MAUROY, François MITTERRAND déclare que le projet d’extension du camp militaire du Larzac est abandonné, il a toute légitimité politique pour le faire car cet abandon était une des 110 propositions du programme sur lequel il avait été élu. La cour de cassation ayant annulé les 66 dernières procédures d’expropriation en mai 1980, l’abandon met donc fin sans heurts au projet.

À Notre-Dame-Des-Landes il en va tout autrement. Après une déclaration d’utilité publique (DUP), 179 décisions de justice favorables, y compris sur la compensation environnementale, la validation par Bruxelles, le soutien des collectivités locales, du tissu économique et le vote de 55 % des électeurs lors du référendum du 26 juin 2016, la légitimité politique et judiciaire du projet est incontestable. Surtout si on ajoute que Emmanuel MACRON a clairement déclaré le 6 avril 2017 sur France 2, avant le premier tour des élections présidentielles : "Il y a eu un vote, mon souhait est de le respecter et de faire l’aéroport", ce que les électeurs qui ont voté pour lui, favorables à l’aéroport, se font un devoir de rappeler.

En valorisant la proposition alternative du rapport, sur laquelle les électeurs du référendum n’ont pas eu à se prononcer, l’éventuel renoncement du Président de la République à son engagement est présenté comme une demi-trahison.

Il n’est pas douteux que les électeurs de Loire-Atlantique, premiers concernés, vivraient particulièrement mal qu’après l’abandon du projet, les Zadistes de NDDL ne soient pas expulsés, car ils savent que, pour la grande majorité d’entre eux, ils n’ont ni droit à rester dans les bâtiments qu’ils occupent, ni le moindre bail justifiant leur présence sur les terres qu’ils se sont appropriées. Ils ont pu enfin vérifier à plusieurs reprises, jusque dans les rues de Nantes, de Rennes et autres lieux, l’extrême brutalité des méthodes qu’ils employaient pour mener la lutte qu’ils prétendent non violente.

Si les zadistes obtenaient pleine satisfaction, malgré tous les actes délictueux qu’ils n’ont eu de cesse de commettre, les électeurs français qui accordent encore de l’importance au suffrage universel, auraient toutes les raisons de désespérer de la démocratie et plus encore de la démocratie représentative, tournée en dérision.

Le samedi 13 janvier, après avoir rencontré près d’une centaine d’élus de tous les départements du Grand Ouest, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Loire-Atlantique, Morbihan, Maine-et-Loire et la Vendée qui se sont succédé pendant une semaine à Matignon pour exposer leur point de vue, après avoir également reçu vendredi le Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, qui regroupe les élus des 20 collectivités impliquées dans le projet de transfert de l’aéroport de Nantes, le Premier ministre, Édouard PHILIPPE, a effectué une visite surprise à Notre-Dame-des-Landes, puis à Nantes, pour « voir et écouter sur place ».

Il a pu ainsi écouter, les arguments du maire de la commune opposé au projet, Jean-Paul NAUD, puis ceux de la maire de Nantes, Johanna ROLLAND, qui elle, y est très favorable. Il a pu enfin entendre sur place les doléances des habitants de Saint-Aignan-de Grand-Lieu, fermement opposés à l’agrandissement de l’actuel aéroport de Bouguenais.

Le vendredi 5 janvier, les dix députés de Loire-Atlantique (9 LREM, 1 MoDem), accompagnés d’une trentaine de maires du département, ont chacun pu faire valoir leurs positions. 6 ont affirmé leur soutien à un nouvel aéroport, deux entretiennent une posture médiane et deux autres s’affichent contre [M. de RUGY (ancien EELV) et Sarah EL HAÏRY (MoDem)].

Chaque fois que les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se sont tournés vers la justice ils ont été déboutés de leur plainte. Chaque fois que les électeurs de Loire-Atlantique ont été appelés aux urnes ils ont élus une majorité de candidats favorables au nouvel aéroport. Les quelques élus opposants, notamment les écologistes d’EELV, n’ont jamais pu se faire élire sans bénéficier, grâce à des accords nationaux, de bonnes circonscriptions réservées.

Lorsqu’à la veille de l’élection présidentielle de 2012, l’ancien écologiste Noël MAMÈRE, s’en est pris à l’accord signé entre EELV et le PS, il dénonçait les renoncements idéologiques des écologistes. S’il avait pu prévoir les résultats de l’élection et plus encore ceux des élections législatives qui suivirent, il aurait chaudement félicité Cécile DUFLOT qui avait réussi à conclure avec Martine AUBRY un pacte de coalition inespéré, réservant à EELV 60 circonscriptions et promettant deux postes de ministre dans le gouvernement à venir.

Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les chiffres de la colonne 5 (nombre de députés élus) et la colonne 6 (nombre d’élus, proportionnel au score du candidat à la présidentielle). En 2012, l’Assemblée nationale compte 577 députés, la majorité présidentielle est de 289. En juin 2012, les partis soutenant l’action du nouveau Président de la République ont obtenus 328 sièges. Les socialistes, les radicaux de gauche et les divers gauche, constituant traditionnellement le cœur des majorités de gauche depuis l’élection de François MITTERRAND en 1981 ont 312 députés.

Le maire de Nantes, Jean-Marc AYRAULT, devenu Premier ministre, bénéficiait d’une confortable majorité, sans besoin de l’appoint des écologistes de l’EELV. Il pouvait donc espérer, arrivé aux affaires, faire avancer facilement et rapidement son projet de construction de l’aéroport. Sa majorité parlementaire « socialiste » étant très large, et l’opposition de droite soutenant le projet, rien dans une démocratie n’aurait dû pouvoir s’opposer à sa réalisation.

C’était sans compter sur la capacité de nuisance de Cécile DUFLOT et des activistes « écologisés ».

La victoire des zadistes marquera rien moins que la défaite de la démocratie et la négation de l’État de droit.

En renonçant à la réalisation d’un projet qui a reçu durant des années l’onction du suffrage universel, sous le chantage à la violence, le gouvernement fait de l’État de droit un tigre de papier. En faisant la preuve manifeste de son impuissance, il justifie par avance tous les comportements délictueux, voire criminels, qui ont fait reculer le pouvoir régalien et qui ne sont jamais sanctionnés.

Tous les terroristes, tous les activistes révolutionnaires, tous les trafiquants, tous les passeurs, tous les voyous ont parfaitement reçu le message. Dans les démocraties de l’Union européenne, et en France en particulier, la sacralisation de la vie des délinquants ouvre grande la porte à tous les désordres.

Chaque année, au cours de leurs missions, des milliers de policiers sont blessés et plusieurs dizaines le sont gravement, des centaines de pompiers également. Les violences faites aux forces de l’ordre se sont banalisées, elles trouvent toujours et encore des avocats pour les excuser, et même pour les justifier.

L’interdiction qui est faite aux gendarmes et aux CRS de riposter effectivement à hauteur des violences qu’ils subissent, donne aux manifestants professionnels une nette supériorité de moyens et un incomparable avantage psychologique.

Tant que les lanceurs de cocktails Molotow pourront bénéficier de la coupable mansuétude de l’opinion publique, tant que leur vie sera considérée comme plus précieuse que celle des représentants de la loi, faire respecter la loi restera mission presque impossible. Tant que les gouvernements oublieront qu’en démocratie « force doit rester à la loi », l’affichage de leur intransigeance et de leur fermeté, qui fait aujourd’hui sourire, fera malheureusement surement bientôt pleurer.

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COMMENTAIRES

[ Le 18 janvier 9 H00, Jean-Claude M. (La Chapelle-Basse-Mer 44 450) :] À en croire les réponses à un sondage fait à chaud pour le site Atlantico dès hier, huit Français sur dix approuveraient la décision du gouvernement. Il faut donc saluer l’habileté du Premier ministre qui arrive à obtenir un tel consensus national.

Mais il ne faut pas être dupe de la façon dont ce résultat a pu être obtenu. Lorsque la réponse est dans la question que l’on a posée, elle s’impose d’évidence.

Les sondés, habitants en dehors du Grand Ouest, auxquels on a demandé : "le gouvernement a-t-il eu raison d’abandonner un mauvais projet qui a mal vieilli, après cinquante ans de tergiversations ?" , pouvaient difficilement répondre NON.

Pour comprendre l’amertume de tous ceux qui ont soutenu le projet il faut rappeler la vérité des dates et des faits.

S’il est vrai que le projet a été proposé par la DATAR, par des responsables politiques et économiques, pour permettre le développement économique de la Bretagne et du Grand Ouest, il y a plus d’une cinquantaine d’année, il est faux par contre de parler de cinquante ans de tergiversation.

Dès 1974, convaincus de l’importance de ce projet, conscient du temps qu’il faudrait pour le mettre en chantier, TOUS les responsables politiques en responsabilité ont procédé aux premières réserves foncière.

Contestée par les derniers agriculteurs et habitants locaux refusant leur expropriation, la déclaration d’utilité publique (DUP) n’a été validée que le 31 juillet 2009 par le Conseil d’État.

Il n’y pas donc pas eu cinquante ans de tergiversation, mais au maximum huit ans. D’autre part la "tergiversation" n’incombe en rien aux élus locaux, puisque toutes les majorités de gouvernement de toutes les collectivités territoriales, partenaires du projet, n’ont eu de cesse de le mettre en œuvre le plus rapidement possible.

Il est cocasse d’entendre les politiciens qui ont tout fait pour retarder le projet, reprocher aujourd’hui à ceux qui lui étaient favorables d’avoir été incapables de le mener rapidement à bien.

[ Le 17 janvier 15 H00, Jean-Marc B. :] Je viens d’écouter les infos confirmant l’abandon du projet et la citation indirecte des propos d’Édouard PHILIPPE terminant en disant qu’il fallait maintenant trouver "une solution plus intelligente" au problème concret du besoin d’aéroport nouveau ou plus étendu.

- ceci balaie en un mot ce que vous écrivez (chapitre 8) :"Ce qui signifie, si les mots ont encore un sens, qu’aucun des responsables politique et économique qui a soutenu le projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes, depuis un demi-siècle, ne peut être accusé d’avoir apporté sa caution à une entreprise déraisonnable.

Parler de la recherche, désormais, d’une solution "plus intelligente" sous-entend donc que tous ces élus qui, depuis quarante ans, se sont continûment ralliés à la solution NDDL, ont en fait raisonné comme des imbéciles.

A leur place, devant ce camouflet, je démissionnerai en masse (si l’on peut dire) puisque démonstration est faite que la démocratie locale et ses élus démocratiquement élus, qui avaient décidé au terme de débats multiples, argumentés successifs et convergents, ne vaut pas pipette face à la détermination d’idéologues violents et d’associations dénuées de tout autre légitimité que celle autoproclamée.

Mais je ne suis pas à leur place et n’ai pas à soupeser les avantages du panache et de l’honneur à sauver contre les avantages des postes de notabilité élective. Comme le sens de l’honneur est devenu denrée périmée voire sulfureuse, on sait d’avance quel choix ils vont faire.

Ainsi, après les multiples zones de non-droit de nos banlieues contre lesquelles on ne fait rien de courageux ou si peu, la zad de NDDL, autre spécimen du genre, démontre que l’État démissionne toujours face à la violence larvée ou affichée de ceux qui ne veulent pas respecter la loi de la république et les règles de la démocratie élective. Ce qui, entre nous, démontre la vacuité de cette démocratie formelle et incapable et d’une république fantasmée. . .

[ Le 17 janvier 14 H00, René Pdv :]. Pour une fois, je ne suis pas d’accord. Indépendamment du caractère dangereux des "zadistes", je considère qu’un recul du projet NDDL est un recul de la bétonisation des terres agricoles qui disparaissent à vue d’œil dans notre Pays. Quant à l’intérêt "régional" il est partagé. Mon fils qui dirige une importante société à La Rochelle, préfère un aéroport au sud de Nantes plutôt qu’au nord.



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